En France, l’arboriculture représente environ 150 000 hectares. Les cultures les plus importantes sont celles de la pomme, de la pêche/nectarine et de la noix. Les fruits français bénéficient d’une image positive auprès des consommateurs. C’est aussi le résultat d’une culture attentive et protégée. Désireux de répondre aux besoins des agriculteurs ainsi qu’aux exigences des consommateurs, nous proposons des produits adaptés.  

Les maladies en arboriculture

De nombreuses maladies peuvent toucher les arbres fruitiers. Ces attaques fongiques, observables sur les fruits notamment, peuvent causer des pertes de rendements et diminuer la qualité des récoltes.
Les principales maladies sont l’oïdium, la tavelure, les monilioses et les rouilles.

La moniliose des fruits à noyaux

La moniliose des fruits à noyaux apparaît dès le printemps. Les principaux symptômes sont la destruction des fleurs et la  pourriture qui apparaît sur les fruits conduisant peu à peu à la momification des fruits sur les arbres. Les attaques peuvent être provoquées par des piqûres d’insectes ou d’oiseaux et/ou des averses de pluie ou de grêles. On estime que les pertes dues à la maladie peuvent atteindre 30% de la récolte.

L’oïdium du pêcher et de l’abricotier

L’oïdium du pêcher et de l’abricotier est une maladie préjudiciable dès le développement des fruits jusqu’à la récolte. La maladie peut être observée sur les feuilles, les jeunes pousses et les fruits.  Les symptômes sont de la forme d’un mycélium blanc (feutrage blanchâtre) qui recouvre le fruit ou les organes touchés. Cette maladie peut se manifester après un stress hydrique. L’oïdium doit être traité afin d’éviter l’entrée d’autres maladies notamment les monilioses. 

La rouille du prunier

La rouille du prunier est une maladie fongique qui peut apparaître dès le printemps. Elle se manifeste par de petites pustules de couleur rouille à brun foncé sur la face inférieure des feuilles et des nécroses jaunes sur leur face supérieure. La maladie fongique est favorisée par des périodes de pluies. Elle provoque la chute prématurée des feuilles et par conséquent les fruits n’atteignent pas leur maturité normale.  

La tavelure des fruits à pépins

La tavelure des fruits à pépins est l’un des principales maladies du pommier qui peut se propager dès le débourrement des arbres. Mais, elle peut être également visible sur d’autres arbres. Des lésions brunes ou noires à la surface des bourgeons, des feuilles, des fruits et des rameaux sont les principaux symptômes de la maladie. Attaqués, l’apparence des fruits est modifiée : déformations et crevasses. Des périodes humides et des températures relativement douces favorisent le développement de la tavelure. Cette maladie impacte directement le rendement par la réduction de la photosynthèse, la perte précoce des feuilles et la chute des fleurs.

La cloque du pêcher

La cloque du pêcher est une maladie cryptogamique qui s’attaque principalement aux variétés de pêchers. Des attaques peuvent cependant être observées sur abricotiers ou encore amandiers. Des conditions climatiques favorables en hiver et au printemps favorisent l’expansion du champignon. En effet, le champignon se conserve sous forme de spores au niveau des bourgeons et au creux des rameaux lors d’hivers doux et humides. Puis, un printemps doux et humide rend les arbres sensibles à la cloque. De hausses températures et de faibles précipitations stoppent la maladie. Les symptômes de la cloque sont facilement reconnaissables : feuilles boursouflées et rougeâtres. La cloque du pêcher provoque une nécrose des feuilles ainsi que leur chute prématurée. Maladie très préjudiciable, elle peut entraîner la perte de la récolte. 

Les adventices en arboriculture

Les adventives peuvent concurrencer la culture mise en place et provoquer quelques pertes de rendements ou être vectrices de maladies. Certaines sont très répandues en arboriculture et il convient de bien les reconnaître afin de pouvoir freiner leur développement. Le ray grass, le chardon, le pissenlit commun, l’épilobe hirsute et les liserons, liseron des champs et liseron des haies, sont les adventices les plus présentes dans les vergers français.

Le ray grass

 ray grass   Le ray grass est une monocotylédone de la famille des poacées. Particulièrement nuisible du fait du fait de sa forte production de graines, conséquence de levées étalées sur toute l’année, le ray grass est très répandu dans les vergers. Plante glabre, elle est facilement reconnaissable par la teinte rougeâtre des gaines et la face brillante de ses feuilles. D’autres caractéristiques de la plante peuvent également la discerner d’autres adventices proches : deux oreillettes au sommet des gaines et une ligule courte et membraneuse. L’épi est sous forme d’épillets à une glume.

 Le chardon

chardon    Le chardon est une plante de la classe des dicotylédones et de la famille des astéracées. Plante vivace et très prolifique, elle lève au printemps dès le réchauffement du sol jusqu’à la fin août. Le chardon possède des feuilles épineuses alternes et disposées en rosette. Les cotylédons charnus sont de grande taille et de forme elliptique. L’inflorescence est sous forme de capitules avec des fleurs rose violacé.
 

Le pissenlit commun

 pissenlit   Le pissenlit est une dicotylédone de la famille des astéracées. Observable dès le printemps, cette plante vivace colonise rapidement le verger. Le pissenlit est une plante glabre qui présente des feuilles dentelées organisées en rosettes, une racine profonde et de nombreux bourgeons. Un latex blanc est libéré par la plante lorsque l’on casse les feuilles ou la tige. L’inflorescence en capitules ligulés jaunes est au sommet d’une tige non feuillée. 


Les épilobes

 

 epilobe   Trois espèces d’épilobes sont fréquentes dans les vergers : l’épilobe à quatre angles, l’épilobe hirsute et l’épilobe à petites fleurs. Les épilobes sont des dicotylédones vivaces de la famille des onagracées. Elles colonisent rapidement les milieux ouverts humides. Les épilobes sont de grandes plantes hérissées.  L’épilobe hirsute se distingue des deux autres espèces. En effet, l’épilobe hirsute est une plante velue avec rhizome. Les autres espèces d’épilobes ne portent pas de rhizomes. Leur floraison a lieu de juin à septembre. Les fleurs sont de couleur rose violacé.  

Les liserons

 liseron   Deux espèces de liserons sont présentes dans nos milieux : les liserons des champs et les liserons des haies. Les liserons sont des dicotylédones vivaces de la famille des convolvulacées. Les liserons peuvent être très nuisibles pour la culture en la concurrençant ou en s’enroulant autour. Le liseron des champs se distingue du liseron des haies par plusieurs critères : la forme des feuilles, les fleurs ainsi que le mode de végétation. Les liserons des haies ont des rhizomes contrairement aux liserons des champs qui, eux, portent des drageons. Les fleurs du liseron des champs peuvent être de couleur blanche comme le liseron des haies mais certaines ont une couleur rose ou rose mêlée de blanc. Les feuilles du liseron des haies sont plus larges et de forme rectangulaire par rapport aux feuilles du liseron des champs plus fines et longues. 
 

Les ravageurs en arboriculture 

Les arbres fruitiers sont la cible de plusieurs insectes qui peuvent causer de nombreux dégâts irréversibles : contamination des fruits, pertes de récoltes et affaiblissement des arbres. Il est donc important de pouvoir cerner au plus vite l’attaque de ces insectes afin d’en limiter leurs conséquences. La tordeuse orientale du pêcher, le carpocapse des pommes et des poires, les mineuses des feuilles, le psylle du poirier ainsi que le puceron cendré du pommier sont les principaux ravageurs observés dans les vergers français.  

La tordeuse orientale du pêcher

La tordeuse orientale du pêcher est un insecte de l’ordre des lépidoptères. C’est l’un des principaux ravageurs sur les cultures de pêchers. Il s’attaque principalement aux fruits. Certaines de ses attaques sont également observables sur cultures d’abricotiers, de pruniers, de poiriers, de pommiers ou de cognassiers. Les papillons apparaissent au printemps de fin mars à fin avril lorsque les conditions climatiques deviennent favorables (température crépusculaire supérieure à 16 °C). 3 à 5 générations se succèdent jusqu’octobre. Les œufs sont pondus sur la face inférieure des feuilles à proximité des pousses ou à côté des fruits. C’est la 3ème génération qui est la plus préjudiciable pour la culture en place. En effet, les chenilles pénètrent dans les jeunes pousses ou les fruits pour et y forent des galeries. Les organes touchés se dessèchent petit à petit et deviennent plus sensibles aux champignons pathogènes ce qui peut causer des pertes de récolte. Une exsudation gommeuse au niveau des points de pénétration des chenilles est caractéristique de l’attaque de tordeuses.  

Le carpocapse des pommes et des poires

 

carpocapse

Le carpocapse des pommes est un papillon de l’ordre des microlépidoptères. Ses cibles principales sont les pommes et les poires mais il peut également s’attaquer aux vergers de cognassiers et de noyers. C’est un ravageur très prolifique et qui causent des dégâts très importants dès le printemps lorsque les conditions climatiques lui sont favorables (température supérieure à 15°C). 2 à 3 générations se succèdent par an. Les chenilles creusent des galeries dans les fruits puis les dévorent jusqu’aux pépins. Des galeries en spirales ainsi qu’une zone de pénétration rongée sont caractéristiques des attaques des carpocapses. Ainsi, les carpocapses conduisent au mûrissement prématuré et à la chute prématurée des fruits. Ces attaques peuvent conduire à la perte totale de la récolte. 

Les mineuses des feuilles

 mineuse   Les mineuses des feuilles sont des larves de lépidoptères phytophages. Ces larves d’insectes à l’apparence de chenilles classiques s’attaquent principalement aux feuilles en creusant des galeries au niveau du limbe. Les premiers dégâts sont observables dès le printemps et conduisent à l’enroulement des feuilles. Puis, les feuilles brunissent, sèchent et tombent. L’arbre est affaibli du fait d’une activité photosynthétique diminuée et est rendu plus sensible par rapport aux maladies.  

Le psylle du poirier

 psylle poirier   Le psylle du poirier est un  insecte de l’ordre des homoptères. Ce ravageur phytophage peut causer d’importants dégâts dans le verger. Ils s’attaquent aux rameaux et aux feuilles. Des taches noires sur les fruits et la chute prématurée des feuilles, en août, sont typiques d’une attaque par le psylle du poirier. 3 à 4 générations se succèdent par saison et les premières larves apparaissent dès l’éclatement des bourgeons. L’insecte piqueur-suceur affaiblit l’arbre par prélèvement de sa sève. Le miellat qu’il excrète provoque des brûlures sur les organes touchés et favorise le développement de fumagine (champignon noirâtre à l’origine des taches sur les fruits). Les attaques de cet insecte est ainsi la cause de la perte de récoltes.  

Le puceron cendré du pommier

 puceroncendre   Le puceron cendré du pommier est un ravageur qui cause beaucoup de dégâts sur les cultures de pommiers. Très prolifique et par conséquent très nuisible le puceron est visible de fin avril jusque mai. La ponte des œufs coïncident avec l’éclatement des bourgeons. La salive toxique des pucerons provoquent l’enroulement des feuilles et des rameaux ainsi que la déformation des fruits. Le miellat excrété par le ravageur favorise le développement de fumagine. Les attaques affaiblissent l’arbre en perturbant la croissance des jeunes organes et notamment des fruits. Les pertes peuvent fortement impacter le rendement.  

 

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