L’UE est le 1er  producteur mondial de colza. La France est le 2ème pays producteur européen après l’Allemagne. Cet oléagineux est principalement destiné à l’alimentation animale (tourteaux de colza) et humaine (huile de colza) mais son usage en tant que biocarburant est en progression constante. D’un point de vue agronomique et environnemental, le colza est donc stratégique. C’est pourquoi la protection de cette culture est un enjeu d’avenir.

Les maladies du colza

Plusieurs maladies d’origine cryptogamiques peuvent impacter la culture de colza et être à l’origine de pertes de rendements importantes. Le sclérotinia, le phoma, la cylindrosporiose, l’oïdium et l’alternaria sont les principales maladies observées en France. Il est donc important de pouvoir reconnaître ces maladies afin de prévenir et diminuer les risques. 

Le sclérotinia

Le sclérotinia est une maladie fréquente chez le colza qui peut rapidement devenir préjudiciable pour la culture. La maladie se développe à partir d’un champignon contenu dans le sol : les sclérotes (amas de mycélium noir). De courtes périodes avec des conditions de températures douces et des précipitations peuventoïdi déclencher le cycle du sclérotinia. Le colza est sensible dès la floraison. Les fleurs contaminées peuvent rapidement disséminer la maladie aux autres organes : collets, tiges et siliques. C’est pourquoi il est conseillé de traiter le colza dès la chute des premiers pétales (stade G1). Des taches blanchâtres sur les zones contaminées ainsi que des sclérotes à l’intérieur des tissus sont typiques d’une contamination par sclérotinia. La maladie entraîne peu à peu la nécrose des organes et provoque des pertes de rendements par échaudage et diminution du poids de mille grains (alimentation des siliques interrompue). La nuisibilité peut atteindre jusque 10 quintaux pour les parcelles les plus touchées. 

Le phoma

Des automnes doux et humides sont favorables au développement du phoma. Des taches grisâtres avec des points noirs sont caractéristiques de cette maladie. Dès la sortie d’hiver, des nécroses peuvent apparaître au niveau du collet et provoquer la rupture de la tige puis le dessèchement de la plante. Cette maladie est très nuisible pour la culture et peut entrainer d’importantes pertes de rendements.

La cylindriosporiose

La cylindrosporiose est une maladie présente essentiellement dans le nord de la France. Favorisée par un automne et un printemps pluvieux, la maladie se développe sur les feuilles, les tiges et les siliques. De plages décolorées vert clair ainsi que des points blancs sont les premiers symptômes de la cylindrosporiose. Puis, les taches prennent une couleur beige, aspect de brulure puis les tissus présentent de petits fendillements. La maladie peut entraîner progressivement la nécrose des tissus contaminés. La cylindrosporiose est une maladie nuisible lors de contaminations précoces (nuisibilité jusque 6 quintaux par hectare).

L'oïdium

L’oïdium du colza est une maladie nuisible dans le sud de la France. Favorisée par un printemps chaud et sec, elle peut être également nuisible dans le nord. Des taches étoilées de mycélium blanc peuvent apparaître dès l’automne et sont caractéristiques de la maladie. Ces taches peuvent ensuite recouvrir l’ensemble de la feuille. Les feuilles touchées sèchent et tombent prématurément. L’oïdium affecte le rendement de la culture et la nuisibilité peut représenter de 5 à 6 quintaux par hectare.

Les adventices du colza 

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Les ravageurs du colza

La culture de colza peut être menacée par plusieurs ravageurs. Certains peuvent être très préjudiciables. Il convient ainsi de pouvoir prévenir les attaques de ces ravageurs afin de protéger la culture. Les limaces, les altises, les charançons (du bourgeon terminal et de la tige, et des siliques) ainsi que les méligèthes sont les principaux ravageurs du colza. 

Les limaces

limacegrise

limacenoire

  Les limaces grises et noires sont des gastéropodes nocturnes qui peuvent être à l’origine d’importants dégâts sur la culture de colza. La limace grise se différencie de la limace noire par sa teinte gris beige plus ou moins taché. La jeune limace est de teinte rouge violacée. La limace noire adulte est comme son nom l’indique de couleur noir et la jeune limace gris bleuâtre. Les limaces grises vivent dans les premiers centimètres du sol et les limaces noires dans le sol. La limace noire est plus petite que la limace grise. Le mucus déposé par les limaces peut être également un élément de différenciation entre les deux espèces. Le mucus de la limace grise est blanc laiteux et très abondant contrairement au mucus incolore de la limace noire. 

Les limaces s’attaquent aux jeunes plantules. Elles dévorent les feuilles endommageant ainsi la culture mise en place et pouvant causer sa disparition. Un climat pluvieux et doux à favorise l’expansion des limaces dans les cultures à l’automne et au printemps. 

L'altise d'hiver 

L’altise d’hiver, ou grosse altise, est un insecte de l’ordre des coléoptères. Présente dès le mois de septembre dans les cultures de colza, c’est à cette période qu’elle est le plus préjudiciable pour la culture. En effet, l’altise d’hiver s’attaque aux jeunes plantules de colza en grignotant les jeunes feuilles et le bourgeon terminal. La plante est affaiblie. Elle devient alors plus sensible aux maladies et au froid. Ces attaques peuvent ainsi causer des retards de végétation et favoriser le développement de plants de colza au port buissonnant entraînant des pertes de rendements. Des automnes doux favorisent la ponte des altises. Les larves se développent dans les pétioles et les tiges.  

Le charançon du bourgeon terminal

Le charançon du bourgeon terminal est un insecte de l’ordre des coléoptères. Reconnaissable comme tous les charançons par sa trompe portant les antennes, l’insecte est de couleur noir brillant avec des taches latérales blanches et l’extrémité des pattes rousse. Très nuisible pour la culture, les premiers charançons apparaissent à la mi-septembre dans les cultures de colza. Les pontes peuvent durer de la mi-septembre au mois de mars si les conditions climatiques sont favorables. Les larves se développent dans le cœur de la tige et s’en nourrissent jusqu’au printemps causant ainsi d’importants dégâts pour la culture mise en place. Les pieds attaqués jaunissent et le port devient plus buissonnant (plus de bourgeon terminal). La montaison et la floraison sont irrégulières. Les plants de colza sont également plus sensibles aux autres attaques d’insectes ou maladies du colza.

Il est conseillé d’intervenir dès les premiers individus observés en cuvette jaune et de surveiller la parcelle jusqu’au stade des boutons séparés.

Le charançon de la tige

Le charançon de la tige est un insecte de l’ordre des coléoptères. Il peut être nuisible pour la culture de colza dès la reprise de végétation du colza, en sortie d’hiver, quand les températures dépassent les 9°C. Le charançon de la tige se différencie des autres charançons par son apparence cendrée due à sa pilosité et ses pattes noires. Les adultes pondent dans les jeunes tiges. Les larves se nourrissent de la moelle des tiges et causent ainsi d’importants dégâts pour la culture : renflements, torsions et parfois éclatement des tiges. Les plants de colza sont également plus sensibles aux maladies.

Il est conseillé d’intervenir dès les premières captures dans la parcelle de colza. 

Le charançon des siliques

Le charançon des siliques est un coléoptère noir d’apparence grise du fait de sa pilosité. Il se distingue des autres charançons par ses élytres aux stries et interstries de même largeur. Les premiers adultes apparaissent dès la fin avril, lorsque la température dépasse les 13°C. Ils pondent dans les jeunes siliques. Les larves s’y développent et se nourrissent des graines de colza. Les dégâts sont visibles dès la sortie des larves des siliques. Les trous causés par le charançon dans les siliques sont de véritables portes d’entrée pour un autre insecte plus préjudiciable : la cécidomyie (petit mouche qui grignote la paroi des siliques). Les plants sont également plus sensibles aux maladies.  

Les méligèthes 

Les méligèthes sont des insectes de l’ordre des coléoptères. Ils se reconnaissent par leur forme ovale et leur cuticule noire brillante à reflets métalliques.  Les premiers vols débutent au printemps dès que la température dépasse les 15°C. Les premières attaquent ont lieu au bord de la parcelle. Les adultes se nourrissent du pollen et pondent dans les boutons floraux causant ainsi leur perte. Ces attaques sont très préjudiciables pour la culture puisqu’elles provoquent la stérilité et la chute prématurée des fleurs.

Il est conseillé d’intervenir dès le stade boutons accolés et dès qu’au moins 3 pieds sont attaqués.  

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